Afrique centrale: Brazzaville accueille le sommet tripartite RDC-Angola-Congo

Véhicule des forces de sécurité patrouillant dans les rues de Kinshasa le 30 novembre 2017, décrété «journée de la colère» par l’opposition et les associations de la société civile en RDC (photo d’illustration). © Junior D. KANNAH/AFP

Samedi 9 décembre 2017, les chefs d’État des trois pays frontaliers, Angola-RDC-Congo- se sont rencontrés à Brazzaville au Congo à l’initiative du président Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la CIRGL (Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs), pour évaluer la situation dans la région. Les chefs d’État ont planché particulièrement sur l’application des résolutions du sommet tenu à Brazzaville le 19 septembre, notamment en ce qui concerne la mise en route effective de la déclaration de Nairobi. Cette déclaration engage la RDC et l’ex rébellion du M23 pour restaurer la paix dans la partie Est de la RDC.

Denis Sassou Nguesso, João Lourenço et Joseph Kabila ont passé en revue l’évolution de la situation dans la région des Grands Lacs. Selon plusieurs observateurs, le rythme du processus électoral en cours en RDC inquiète ses voisins.

Pour ces mêmes observateurs, Luanda et Brazzaville redoutent les conséquences d’une nouvelle instabilité politique au Congo-Kinshasa. En effet, les autorités angolaises et congolaises craignent l’arrivée massive de réfugiés sur leurs territoires respectifs en cas de crise. Elles en ont déjà fait les frais par le passé, elles ne voudraient pas que cela se répète encore aujourd’hui.

Tout en se réjouissant de la publication d’un calendrier électoral au Congo-Kinshasa, Luanda et Brazzaville auraient insisté sur la bonne application de l’accord du 31 décembre encore sujet à controverse. Dans le communiqué final, la tripartite a aussi rappelé les recommandations du sommet du 19 septembre tenu à Brazzaville même, la continuité de l’application de l’Accord-cadre d’Addis Abeba et de la déclaration de Nairobi.

Dans cet accord politique arraché au forceps, signé le 12 décembre 2013, le M23 vaincu s’engageait à mettre fin à sa lutte armée et la RDC en contrepartie à amnistier les ex-combattants qui ne se seraient pas rendus coupables de crime de guerre ou crime contre l’humanité. Une déclaration de Nairobi en panne, selon la Monusco qui s’est prononcée au sujet des allégations concernant le recrutement des éléments de l’ex-M23 dans la répression des manifestations anti-Kabila.

 

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