Au Cameroun, des activistes luttent contre les discriminations faites aux riveraines des monocultures d’arbres

Les femmes du RADD le 7 mars 2018 à Yaoundé, après la rencontre avec la presse.

Elles ont choisi la célébration de la journée Internationale de la femme pour interpeller tous les acteurs du secteur afin de redonner toute la dignité aux riveraines des monocultures d’arbres victimes des  discriminations multiples.

« Le temps est proche : les activistes ruraux et urbains transforment la vie des femmes » est le thème choisit cette année 2018 par ONU-Femmes Afrique à l’occasion de la 33è Journée Internationale de la femme. Ce thème donne à nous activistes, engagées dans l’amélioration des conditions de vie des femmes, l’occasion d’interpeller l’opinion publique sur le cas particulier des femmes rurales, victimes des accaparements des terres ». Ces propos de la Secrétaire Exécutive du Réseau des Acteurs du Développement Durable(RADD) Marie Crescence Ngobo, appellent  à une prise de conscience collective. Pour elle, et de nombreuses femmes rurales, les grands projets agricoles au Cameroun, et dans d’autres pays du continent, entretiennent un système de paupérisation des populations riveraines, en lieu et place du développement qu’ils mettent en avant.  Face aux maux qui minent leur quotidien, ces femmes ont décidé de porter plus haut le plaidoyer afin que leurs conditions de vie soient améliorées. Et pour qu’un meilleur avenir soit réservé à leurs enfants.

En effet, les riverains des grands projets agricoles doivent être des cibles prioritaires qui ont besoin d’un cadre de vie agréable. C’est d’ailleurs ce qui justifie la pétition lancée depuis près de 6 mois par le Réseau des Acteurs du Développement Durable. Dans cette pétition, ces femmes impactées, dans leur grande majorité, exigent que leurs terres leur soient rétrocédées et veulent être impliquées dans les sphères qui décident sur la gestion de leur terre. « L’heure est venue pour transformer partout la vie de ces femmes riveraines. Ces activistes disent non à « un développement exclusif (qui) favorise l’insécurité et la dépendance alimentaire, amplifie les discriminations faites aux femmes, crée des bases arrières pour l’exode rural et l’immigration clandestine, car c’est le mal être dans son milieu de vie qui pousse le jeune à l’aventure » a déclaré au cours d’un point de presse le 7 mars 2018 à Yaoundé la Secrétaire Exécutive du RADD qui a annoncé une série d’actions à mener d’urgence pour améliorer le cadre de vie des femmes rurales.

Marie Crescence Ngobo, Secrétaire Exécutive du Réseau des Acteurs du Développement Durable(RADD) face à la presse le 7 mars 2018 à Yaoundé

C’est dans cette optique qu’elles ont initié des rencontres avec des responsables du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille du Cameroun, de l’Union Européenne et certaines chancelleries à Yaoundé afin que cessent toutes les discriminations faites à ces riveraines des grands projets agricoles.

Bon à savoir, cette campagne pour la défense des intérêts des femmes riveraines des grandes plantations de monocultures agricoles s’est déclenchée au cours d’un grand atelier organisé à Mundemba (Sud Ouest du Cameroun) en janvier 2016. Les leaders féminines qui ont pris part à cet atelier international venaient de 8 pays  d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.

Ericien Pascal Nguiamba

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