Crise et tensions au Cameroun : Ce que la Coalition internationale « Tournons La Page » propose au régime de Yaoundé

Jean-Marc Bikoko au centre. A sa gauche le Secrétaire Exécutif national de Dynamique Citoyenne Dr Abanda Sosthène et la Directrice Exécutive du REDHAC Maximilienne NGO MBE

Jeudi 6 septembre 2018 à Yaoundé, le coordonnateur national de cette coalition, Jean-Marc Bikoko, et Maximilienne Ngo Mbe, Directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), ont donné un point de presse pour interpeller le régime de Yaoundé sur la situation socio politique qui règne actuellement au Cameroun, surtout en cette veille de l’élection présidentielle prévue le 7 octobre prochain.

« Pour sauver le Cameroun et le sortir de l’abîme, la solution qui constitue d’ailleurs un impératif catégorique est de désavouer la majorité des gouvernants actuels de notre pays totalement disqualifiés du fait de leur incompétence notoire et manifeste. C’est la solution que préconise le mouvement transcontinental dénommé Tournons la Page déjà mise en œuvre dans un certain nombre de pays confrontés aux mêmes problèmes » a déclaré Jean Marc Bikoko par ailleurs point focal du Réseau Dynamique Citoyenne, un regroupement des organisations de la Société Civile Camerounaise. Il faut rappeler que cette Coalition qui est sortie des fonds baptismaux le 15 octobre 2014, regroupe des Organisations de la Société Civile africaine et européenne au-delà des clivages politiques, ethniques et religieux en vue d’une part de construire des synergies pour la défense des droits humains et la promotion de la démocratie sur le continent, et d’autre part de promouvoir le respect des règles et principes démocratiques. La coordination Nationale de « Tournons La Page »(TLP) Cameroun, est une coalition mise en place le 15 septembre 2015, grâce à la mutualisation des forces et au terme de multiples conclaves.

Parmi les propositions de sortie de crise, la Coalition « Tournons La Page » exige du pouvoir, de placer dorénavant et plus que jamais la concertation au centre de la marche de la vie de la nation ; de s’impliquer à rendre possible et implémenter dans les brefs délais le cadre d’un dialogue national inclusif ; créer des conditions idoines pour l’arrêt immédiat et sans conditions des hostilités dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest préalable à toute action efficace. Il est aussi demandé au pouvoir de Yaoundé d’impliquer fortement la société civile dans toutes les actions de recherche de solutions durables non seulement dans les régions aujourd’hui en proie à des crises sécuritaires, mais également dans toutes les initiatives nationales et internationales en vue de l’amélioration de la gouvernance et la résolution des problèmes auxquels le Cameroun est confronté.

Maximilienne NGO MBE, Directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) répondant aux questions des journalistes

Maximilienne Ngo Mbe, Directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a pour sa part insisté sur la mise sur pied d’une « Commission Vérité, Justice et réconciliation » entre fils et filles du Cameroun, de l’intérieur et de la diaspora , sans distinction, sans marginalisation et sans clivages.

Ericien Pascal Nguiamba

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