Transformation des systèmes agro-alimentaires en Afrique : Des experts en concertation à Yaoundé

Les participants à l’atelier de Yaoundé

Ils participent du 28 au 29 août 2018 à l’hôtel La Falaise à Yaoundé au Cameroun à un atelier national lié à la préparation du projet d’appui à l’enseignement supérieur agricole pour une transformation des systèmes agro-alimentaires en Afrique(Shaea).  L’organisation thématique de cet atelier est faite par l’équipe de préparation du projet commis par la Banque Mondiale. La logistique est également assurée par la Banque Mondiale.

L’objectif global de cet atelier de consultation est d’assurer l’appropriation et la participation des acteurs nationaux concernés par le projet SHAEA, projet régional impliquant plusieurs pays dont le Cameroun.  Le principal objectif de développement du projet est de renforcer les relations entre certaines universités africaines et les besoins régionaux du secteur agricole en vue de développer et renforcer les capacités humaines nécessaires pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique.

Les participants, une soixantaine viennent des ministères de l’enseignement supérieur, agriculture et développement rural, élevage, pêches et industries animales, Economie de la Planification et de l’aménagement du territoire , des universités d’enseignement agricole public et privé, le secteur privé, les instituts de recherche , les organisations non gouvernementales et les organisations de producteurs.

Dans une présentation du projet faite par le Dr Sylvanus Mensah du Benin, l’on a appris que l’Afrique a besoin de stimuler l’entreprenariat transformationnel. En effet 10 à 12 millions de jeunes diplômés sur le marché de l’emploi chaque année pour seulement 3 millions d’emplois. En outre, les pays africains manquent de pratiques de régulation pour stimuler le business, surtout le secteur vital de l’agroalimentaire.   L’Afrique a également besoin de former plus, mais a peu de financement pour investir. Il y a aussi un besoin urgent pour des reformes des programmes académiques et de développement des compétences.

Myriam Chaudron,Chargée de Programme Agriculture auprès de la Banque Mondiale à Yaoundé.

Pour la Chargée de Programme Agriculture auprès de la Banque Mondiale à Yaoundé, Myriam Chaudron, la première composante de ce projet c’est l’amélioration de l’accès et de la fourniture des services d’élevage qui vise à améliorer l’accès des producteurs aux services clés d’élevage notamment les services de santé animale, le matériel génétique et d’autres intrants  de qualité ; la deuxième composante de ce projet,  c’est l’amélioration de la productivité des systèmes de production pastorale, de l’accès au marché et de la résilience des communautés pastorales dont l’objectif est d’accroitre la contribution des zones pastorales à l’offre nationale en viande tout en améliorant le systèmes de productions animales pour les communautés pauvres et affectés par les conflits. Une troisième composante de ce projet, c’est l’appui au développement des chaines de valeurs. La quatrième composante quant à elle, concerne la coordination, gestion, communication et suivi du projet qui prendra en charge les coûts de mise en œuvre des activités de ce projet qui concerne plusieurs pays du continent notamment le Malawi, le Kenya, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mozambique, et le Cameroun. Bon à savoir, l’évaluation de ce Projet se fera en févier 2019 par la Banque Mondiale qui devra le valider en fin juin 2019.

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

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